Back to top

Seyed Mehdi Karimi Farsi

DDH, avocat
Iran Central Bar Association

Seyed Mehdi Karimi Farsi est un défenseur des droits humains iranien, avocat, ancien prisonnier de guerre et membre du Barreau central d'Iran. En tant qu'avocat, il a défendu les droits de clients dans des affaires emblématiques impliquant des prisonniers condamnés à mort dans la province du Khuzestan. En outre, le défenseur a soutenu avec ferveur le mouvement de protestation « Femme, vie, liberté » (2022-2023) par des moyens pacifiques, notamment par le biais d'actions de sensibilisation du public et des réseaux sociaux. À cause de ce soutien, les autorités iraniennes l'ont accusé d'« activités de propagande contre l'État » et l'ont condamné à un an d'emprisonnement en octobre 2024.

Ce défenseur est largement connu pour avoir organisé une marche pacifique à Téhéran en août 2023, appelant à l'indépendance du Barreau central iranien. Cela a suscité un large débat sur l'indépendance des avocats en Iran et renforcé la solidarité au sein de la communauté juridique à l'échelle nationale.

L'espoir de réformes politiques a surgi en Iran lorsque le président Hassan Rouhani a pris le pouvoir en 2013 et a libéré des douzaines de personnalités de l'opposition et de défenseur·ses des droits humains (DDH). Cependant, les violations de la liberté d'expression, d'association, de rassemblement pacifique et de circulation des DDH persistent.

Les défenseur·ses des droits humains et les journalistes sont arrêtés, placés en détention et poursuivis dans le cadre de procès inéquitables. Les DDH reçoivent toujours des menaces de mort et sont harcelés, et arbitrairement arrêtés. Les demandes de libération sous conditions sont rejetées ou les conditions pour y avoir accès sont extrêmement sévères. En outre, les DDH sont soumis à une surveillance systématique et les membres de leurs familles sont également pris pour cible. Les journalistes sont condamnés à la flagellation lorsqu'ils critiquent le gouvernement.