La situation s'est améliorée dans une certaine mesure depuis la fin de l'administration Aroyo en 2010, mais le gouvernement actuel ne s’occupe toujours pas de mettre fin aux violations perpétrées contre les DDH. Les DDH sont encore victimes d’exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, accusations fabriquées de toutes pièces, arrestations, refus de libération sous caution, menaces et intimidations, restrictions de leurs droits à la liberté d’expression, de rassemblement pacifique et d’association. Dans certaines régions, le Mindanao en particulier, la forte militarisation affecte significativement le travail des DDH. Les exécutions extrajudiciaires et les agressions physiques de DDH sont particulièrement inquiétantes, et pratiquement tous ces actes sont perpétrés en toute impunité. Les Philippines, en dépit d’être signataire de plusieurs traités internationaux qui imposent à l’État le devoir d’enquêter sur des violations présumées du droit à la vie, n’a fourni que peu ou pas de protection aux DDH.