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Enrieth Martinez

DDH
Comité Pro Liberación de Presas y Presos Políticos
"The Challenges Before and After Ortega is Gone" by Enrieth Martinez - Article
2019

"Before the April uprising, we were all acting individually. But then we took to the streets spontaneously, convoking ourselves through social networks and support groups. We discovered that we want to and that we should be active in the rebuilding of our country. We have been actively participating [ever since] and our agency* has helped shape the rising of a great movement to oppose Ortega, but we realize that the change we seek only begins with his exit."

“This is a revolution” - Revista SIC Interview
2018

Enrieth Martínez, a member of the University Coalition present in the National Dialogue, analyzes the "revolution" that seeks to get Ortega out of power (In Spanish)

Je pense que ces manifestations revendiquent justice et démocratie, mais elles revendiquent aussi notre histoire. Ôtez-la de leurs mains et dites-leur que notre histoire n'a pas été écrite par le FSLN, mais par le peuple nicaraguayen. Alors oui, c'est une révolution, à tous les égards. C'est une révolution qui se veut civique. Qui tente de reconquérir les espaces perdus, de retrouver la mémoire, de retrouver les symboles. C’est une révolution.

Enrieth Martinez est étudiante en sociologie, militante féministe et membre du Comité Pro Liberación de Presas y Presos Políticos (Comité pour la libération des prisonniers politiques) au Nicaragua. Elle a rejoint les manifestations étudiantes depuis l'incendie d'Indio Maíz et les réformes de la sécurité sociale, jouant un rôle actif dans la coordination du mouvement étudiant par le biais de la Coordinadora Universitaria por la Democracia y la Justicia (coordination universitaire pour la démocratie et la justice), qu'elle a cofondée. Enrieth Martínez Palacios est devenue l'un des visages publics des manifestations et a représenté la Coordinadora Universitaria lors du dialogue infructueux de 2018 entre l'opposition sociale et le gouvernement. À l'époque, des inconnus partisans du gouvernement ont préparé une vidéo diffamatoire avec une photo d'Enrieth Martínez et un faux enregistrement audio dans lequel elle dénoncerait le fait que les étudiants de l’université participant au Dialogue national auraient conclu un pacte avec le parti MRS pour autoriser l'union civile entre personnes du même sexe. En août 2018, elle a été arrêtée avec un groupe d'étudiants activistes à San Marcos, dans le département de Carazo, puis libérée après avoir été interrogée et fouillée.

 

Les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) locaux font face à des campagnes de diffamation menées par des fonctionnaires, à des menaces de mort, à des attaques et à de l’acharnement judiciaire. Les défenseuses des droits humains qui s’emploient à faire progresser les droits sexuels et reproductifs et à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles sont particulièrement ciblées par les forces gouvernementales, car le mouvement féministe reste l’un des réseaux les mieux organisés pour défendre les droits des femmes, mais aussi pour lutter contre la corruption et l’autoritarisme.