#Mongolie
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Malgré un environnement généralement favorable au travail des défenseur⸱ses des droits humains (DDH) en Mongolie, des défis subsistent. L'environnement opérationnel des ONG de défense des droits humains, indépendamment de leur taille et de leurs revenus, est indûment compliqué par la pression accrue exercée par la législation fiscale et les exigences réglementaires financières. Les défenseur⸱ses des droits humains qui travaillent sur certaines questions sont également confrontés à des défis particuliers.
La situation des DDH qui œuvrent pour la responsabilisation des entreprises dans le secteur extractif en Mongolie est particulièrement complexe à l'heure actuelle. En raison de leur travail de reportage et d'enquête sur les questions minières, ces DDH sont confrontés à diverses menaces et intimidations, tant de la part du gouvernement que des entreprises. Ils sont exposés à des persécutions judiciaires ainsi qu'à des campagnes de diabolisation et de dénigrement.
Les DDH et les ONG qui travaillent sur des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires, et qui critiquent les politiques gouvernementales sont souvent victimes de poursuites en diffamation, qui sont engagées contre eux de manière arbitraire et disproportionnée afin de restreindre leur liberté d'expression et de réunion.
Les défenseur·ses des droits des personnes LGBTI en Mongolie sont également exposés à des risques de harcèlement, tout comme les membres des communautés qu'ils s'efforcent de protéger. Des citoyens ordinaires et des agents des forces de l'ordre ont été impliqués dans des agressions contre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Ces attaques n'ont jamais fait l'objet d'une enquête approfondie et leurs auteurs n'ont jamais été traduits en justice.
En l'absence d'un environnement juridique favorable et en raison du déni du droit à l'information, les DDH ne peuvent accéder à des recours et obtenir réparation pour les violations des droits humains. En particulier, la qualité pour agir d'un tiers n'est pas autorisée par le droit mongol, sauf si la partie invoque un préjudice direct. Cela signifie que les DDH ne peuvent pas déposer plainte au nom d'une victime s’ils n’ont subi aucun préjudice personnel. Il n'existe pas non plus de disposition permettant d'intenter une action collective, alors que dans de nombreux cas, des communautés entières sont victimes de la même violation commise par le gouvernement ou une société minière. Enfin, même si des dommages et intérêts sont accordés, leur montant est symbolique et, compte tenu des frais de justice excessivement élevés, ils perdent toute signification. La non-application de la décision du tribunal est également un problème.




