
Humberto Gabriel Cuc Coc
Humberto Gabriel Cuc Coc est un défenseur des droits humains maya q’eqchi’ originaire de Santa María Cotoxja, un village situé dans la zone sud de la municipalité d’El Estor, dans le département d’Izabal. Il milite pour les droits des peuples autochtones, ainsi que pour la protection de la terre, du territoire et de l’environnement. Actuellement, il exerce également les fonctions d’autorité ancestrale maya q’eqchi’ et siège au sein des Autoridades Ancestrales de Iximulew (Autorités ancestrales d’Iximulew), une instance qui rassemble les autorités légitimes des peuples Garifuna, Xinka et Maya issus de différents territoires du Guatemala.
Le défenseur des droits humains est connu pour son soutien aux communautés qui s'opposent aux plantations en monoculture, qui polluent l'environnement et bouleversent les modes de vie, ainsi qu'aux communautés qui résistent à la violence engendrée par l'exploitation minière sur leurs territoires. Cela inclut les communautés affectées par les plantations de palmiers à huile de NaturAceites, ainsi que celles affectées par les activités minières de la Compañía Guatemalteca de Níquel (CGN), de la Compañía Procesadora de Níquel de Izabal (PRONICO) et de Fenix Nickel Co. À cause de ce travail, Humberto est la cible de menaces et de harcèlement, notamment de la part d'employés de ces entreprises.
Humberto fait également partie du mouvement de résistance contre l'exploitation minière à Izabal, un mouvement organisé par le Conseil ancestral maya q'eqchi', les communautés q'eqchi' et les pêcheurs d'El Estor et des communes environnantes, en réaction à la violence persistante à laquelle sont confrontées les communautés sur leurs territoires. Ce mouvement a pour objectif de défendre le territoire et de protéger le lac Izabal contre les nombreuses violations des droits humains résultant des activités minières de la Compañía Guatemalteca de Níquel (CGN), de la Compañía Procesadora de Níquel de Izabal (PRONICO) et de Fenix Nickel Co (financées principalement par des capitaux américains via la filiale suisse Solway Investment Group).
Le mouvement de résistance s'inquiète désormais de l'octroi de deux nouveaux permis d'exploitation minière sur le territoire d'El Estor. Les communautés dénoncent le fait que, par le passé, les entreprises se sont approprié les terres et les zones entourant leurs projets miniers par le biais de procédures historiquement associées à de graves violations des droits humains à l'encontre du peuple maya q’eqchi’. Ces violations ont été largement documentées, et les entreprises se sont vu octroyer, au fil des ans, des licences d'extraction et d'exportation sans avoir dûment mené de consultation préalable, libre et éclairée auprès des communautés concernées.
