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Hassan Ali Faiz

DDH, chercheur
Civil Society and Human Rights Network (CSHRN)

Hassan Ali Faiz travaille dans le domaine des droits humains depuis 14 ans. Il s’est spécialisé dans la recherche sur les questions relatives aux droits humains et aux droits des femmes, et a rédigé plusieurs rapports pour les mécanismes de surveillance des droits humains de l’ONU. Il est actuellement directeur adjoint du Civil Society and Human Rights Network (CSHRN), une organisation faîtière regroupant 160 membres et fondée en 2004. Le CHRSN a pour objectif de promouvoir et de protéger les droits humains en Afghanistan. Le réseau organise des ateliers et des programmes éducatifs sur les droits humains, publie des rapports sur la situation des droits humains en Afghanistan, mène des actions de plaidoyer aux niveaux local et national et met en place des initiatives de sensibilisation ; il s'agit de la seule organisation du pays à collaborer avec les mécanismes des Nations unies en matière de droits humains.

De 2010 à 2013, Hassan Ali a occupé le poste de responsable de l'Unité d'appui aux droits humains au sein du ministère de la Justice, une institution soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). De 2008 à 2010, il a occupé le poste de directeur du bureau de Daikundi de la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan (AIHRC) ; de 2004 à 2007, il a travaillé comme chargé de la protection et de la promotion des droits de l'enfant au sein de l'AIHRC et, de 2003 à 2004, comme responsable administratif au sein de cette même commission. Il a également occupé le poste de directeur adjoint de l'organisation Shuhada de 2007 à 2008.

L’insécurité permanente et l’instabilité dans le pays ont un impact négatif sur la capacité des défenseuses et des défenseurs des droits humains (DDH) à mener à bien leur travail. Ils font l’objet de menaces, intimidation, harcèlement, surveillance, détentions arbitraires, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires. Les coupables sont à la fois des acteurs étatiques ou non étatiques qui agissent en toute impunité, sachant que l’État manque de capacité et d’engagement pour assurer la sécurité des défenseur-ses et garantir la responsabilité de ceux qui commettent les crimes. Les défenseur⸱ses des droits humains qui travaillent dans les régions éloignées sont particulièrement vulnérables aux attaques. Les défenseuses des droits humains (FDDH) et les personnes qui travaillent sur les droits des femmes et des filles sont systématiquement menacées et attaquées — pour le travail qu’elles font et ce qu’elles représentent. Les FDDH sont perçues comme une menace directe au statu quo. Elles ne bénéficient pas de la protection de l’État, y compris de la police, et font face à des obstacles et à des menaces au sein de leurs propres communautés et venant des agences d’État et des groupes extrémistes.

Hassan Ali Faiz, Afghanistan - Testimony at the 2017 Dublin Platform