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Dipendra Jha

DDH, avocat
Terai Justice Centre (TJC)

Dipendra Jha est avocat en droits humains et spécialiste du droit constitutionnel depuis 2007. Il s'occupe de cas de violations des droits humains dans la région du Teraï, notamment de torture, d'arrestations arbitraires et de menaces à l'encontre de défenseur⸱ses des droits humains. Il est l'ancien président de Terai Human Rights Defenders Alliance (THRDA) et avocat principal du Centre pour la justice du Teraï (TJC).

La THRDA est un réseau qui œuvre pour soutenir les communautés marginalisées de la région du Teraï et les aider à faire valoir leurs droits, notamment leur droit à une participation égale aux processus politiques et à l'accès à la justice. L'alliance travaille également sur des cas de torture et d'assassinats, fournit des soins médicaux aux détenus, plaide en faveur de la libération des personnes incarcérées sur la base de fausses accusations et milite pour l'indemnisation des victimes. Elle a soumis 10 affaires au Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, des arrestations illégales et des exécutions extrajudiciaires. Par ailleurs, la THRDA a déposé 12 recours d'intérêt public devant la Cour suprême concernant diverses questions, telles que l'affaire de torture de Prashant Pandey ou l'affaire relative à la citoyenneté d'Arjun Sah. L'organisation a également déposé deux plaintes auprès du Comité des droits de l'homme des Nations unies.

En tant que chef d'équipe au sein de l'organisation, Dipendra s'occupe des procédures judiciaires relatives aux affaires de violations des droits humains. Il écrit également des articles et participe à des débats publics sur les questions relatives aux droits humains.

La situation des défenseurs des droits humains s’est nettement améliorée depuis le rétablissement du Parlement en avril 2006 et la signature de l’accord de paix en novembre 2006. Cependant, des défenseurs des droits humains et des journalistes continuent de faire l’objet de menaces et de harcèlement et les manifestations sont violemment dispersées par la police et les forces de sécurité. La longue guerre civile qui a déchiré le Népal de 1996 à 2006 a fait au moins 13 000 morts. Les forces gouvernementales perpètrent des arrestations arbitraires, des tortures, des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées pour contenir un conflit armé mené par le Parti communiste unifié (une coalition maoïste). Les coupables de ces crimes n'ont pas encore été poursuivis.