Leila Hossein Zadeh condamnée arbitrairement par contumace
Le 21 novembre 2024, la défenseuse des droits humains Leila Hossein Zadeh a reçu une notification de la plateforme judiciaire iranienne en ligne indiquant que la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran avait prononcé une peine à son encontre pour « s’être présentée dans un lieu public sans le hijab conforme à la charia », dans son cas à l’université de Téhéran, et pour « propagande contre l’État ». Cependant, les détails de la peine n’ont pas été communiqués à la défenseuse, qui n’a pas non plus été entendue par le tribunal et n’a pas eu l’occasion de présenter sa défense finale concernant ces deux chefs d’accusation, contrairement à ce qui est requis par le Code de procédure pénale iranien.
Le 27 octobre 2023, la défenseuse des droits humains Leila Hossein Zadeh sera citée à comparaître par la Branche 4 du tribunal d’Evin pour plaider son innocence face à l’accusation de « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale et extérieure du pays ». La défenseuse a été informée de cette convocation le 15 octobre 2023.
Leila Hossein Zadeh est une défenseuse des droits humains et étudiante militante, qui défend les droits des femmes et les droits des personnes défavorisées à l’emploi, à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Elle a été poursuivie de nombreuses fois en Iran, condamnée et emprisonnée pour son travail en faveur des droits humains.
Le 21 novembre 2024, la défenseuse des droits humains Leila Hossein Zadeh a reçu une notification de la plateforme judiciaire iranienne en ligne indiquant que la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran avait prononcé une peine à son encontre pour « s’être présentée dans un lieu public sans le hijab conforme à la charia », dans son cas à l’université de Téhéran, et pour « propagande contre l’État ». Cependant, les détails de la peine n’ont pas été communiqués à la défenseuse, qui n’a pas non plus été entendue par le tribunal et n’a pas eu l’occasion de présenter sa défense finale concernant ces deux chefs d’accusation, contrairement à ce qui est requis par le Code de procédure pénale iranien.
Leila Hossein Zadeh a été citée à comparaître le 27 octobre 2023 par la branche 4 du tribunal d’Evin pour « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale et extérieure du pays ». Lors de cette convocation, le tribunal ne lui a pas donné de date d’audience et lui a dit qu’elle serait convoquée à une date ultérieure. Ce n’est que le 21 novembre 2024 qu’elle a reçu une notification de la plateforme judiciaire iranienne en ligne indiquant qu’elle avait été condamnée sur la base de deux nouveaux chefs d’accusation : « présence dans un lieu public sans le hijab conforme à la charia » et « propagande contre l’État ». En prononçant cette peine sans informer Leila Hossein Zadeh de l’audience ni lui donner la possibilité de présenter sa défense contre les accusations, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran n’a pas respecté les procédures régulières. Faute de pouvoir accéder à la procédure judiciaire, on ignore les détails de la peine, et la défenseuse a obtenu un délai de vingt jours pour faire appel. Leila Hossein Zadeh a annoncé qu’elle n’avait pas l’intention de faire appel de la sentence.
Leila Hossein Zadeh pense que cette condamnation est liée à sa session de soutenance pour ses études de troisième cycle en anthropologie à la faculté des sciences sociales, qui s’est tenue à l’université de Téhéran en septembre 2023. Elle a défendu une thèse intitulée « Identité nationale versus identité ethnique dans une ville iranienne moderne : le cas de la ville de Naqadeh ». Le jour de la soutenance, la défenseuse a publié plusieurs photos d’elle sur les réseaux sociaux, ainsi que des extraits de sa thèse. Suite à cela, la défenseuse est devenue la cible d’une campagne de diffamation sur les réseaux sociaux, l’attaquant parce que ses recherches portaient sur les droits des minorités et parce qu’elle apparaissait sans voile et dans ce qui semblait être une tenue kurde.
Le 27 octobre 2023, la défenseuse des droits humains Leila Hossein Zadeh sera citée à comparaître par la Branche 4 du tribunal d’Evin pour plaider son innocence face à l’accusation de « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale et extérieure du pays ». La défenseuse a été informée de cette convocation le 15 octobre 2023.
Leila Hossein Zadeh est une défenseuse des droits humains et étudiante militante, qui défend les droits des femmes et les droits des personnes défavorisées à l’emploi, à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Elle a été poursuivie de nombreuses fois en Iran, condamnée et emprisonnée pour son travail en faveur des droits humains.
Le 27 octobre 2023, Leila Hossein Zadeh comparaîtra devant la Branche 4 du tribunal d’Evin pour « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale et extérieure du pays ».
Le 26 septembre 2023, une affaire a été ouverte contre la défenseuse des droits humains pour « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale et extérieure du pays » par la plateforme judiciaire iranienne, et elle a été informée le 15 octobre 2023.
Le 17 septembre 2023, Leila Hossein Zadeh a participé à une session de soutenance dans le cadre de ses études de troisième cycle en anthropologie à la faculté des sciences sociales de l’université de Téhéran. Elle défendait sa thèse intitulée « Identité nationale versus identité ethnique dans une ville moderne iranienne ; l’étude de cas de la ville de Naqadeh ». Le jour de la soutenance, la défenseuse a publié plusieurs photos d’elle sur les réseaux sociaux, ainsi que des extraits de sa thèse. Suite à cela, Leila Hossein Zadeh a été la cible d’une campagne de diffamation sur les réseaux sociaux, l’attaquant sur l’objet de ses recherches et sur le fait qu’elle apparaissait sans voile et dans ce qui semblait être une tenue kurde.
Ce n’est pas la première fois que Leila Houssein Zadeh est prise pour cible en raison de son travail en faveur des droits humains et de la défense des droits des étudiants et des femmes en Iran. Depuis janvier 2018, elle a fait l’objet d’accusations relatives à des « actions contre la sécurité nationale » à cinq reprises. La défenseuse des droits humains a été arrêtée en janvier 2018 pour la première fois, dans le cadre d’une manifestation contre la hausse des prix du carburant qui a été dispersée, et elle a été condamnée à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et à un an de prison pour « activité de propagande contre l’État » par le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Ces peines ont été réduites à deux ans et demi par la cour d’appel et la défenseuse des droits humains a été libérée en mai 2020, après que son statut de personne immunodépressive a été confirmé dans le contexte de la pandémie de COVID, alors qu’elle était déjà en permission pour raisons médicales.
Par ailleurs, la défenseuse n’a toujours pas purgé les cinq années de sa peine d’emprisonnement prononcée par la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Cela concernait de l’accusation de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » après qu’un certain nombre d’étudiants activistes se soient organisés pour se réunir pour rendre hommage à un camarade activiste et ami, qui était alors détenu. En outre, elle fait l’objet de deux procédures ouvertes devant les tribunaux révolutionnaires de Shiraz pour le même chef d’accusation. L’incident le plus récent s’est produit le 20 août 2022, lorsqu’elle a été arrêtée violemment devant chez elle à Téhéran. Leila Hossein Zadeh a été détenue arbitrairement pendant cinq mois dans le pavillon 209 de la prison d’Evin, dans deux centres de détention de Shiraz, connus sous le nom de Soroush et de House No. 100, dans la prison d’Adelabad. Elle a finalement été transférée à la prison d’Evin, où elle a été libérée après avoir entamé une grève de la faim.
En mars 2021, on a diagnostiqué chez la défenseuse des droits humains la maladie de Crohn, qui provoque une inflammation des yeux et de fortes douleurs, ainsi qu’une autre maladie immunodépressive confirmée par des médecins agréés par l’Organisation iranienne des prisons. C’est pour ces raisons médicales que la défenseuse a été libérée.
Front Line Defenders est préoccupée par les multiples procédures judiciaires et les accusations liées à la sécurité nationale portées contre Leila Hossein Zadeh, dans le but de réduire au silence son travail en faveur des droits humains. Front Line Defenders est particulièrement préoccupée par l’état de santé de la défenseuse des droits humains lié à ses précédentes détentions et à son bien-être psycho-social, en raison de l’acharnement judiciaire continu qu’elle subit et des campagnes de diffamation sur les réseaux sociaux qui la visent pour son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Iran.