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Gloria Carolina Hernández Vásquez

DDH, membre
Asociación por una Vida Mejor - APUVIMEH
Droits: 
Violations:
Lieu: 

Gloria Carolina Hernández Vásquez, également connue sous le nom de Génesis Hernández, était une défenseuse des droits humains LGBTI originaire du Honduras. Elle collaborait avec l'Asociación por una Vida Mejor - APUVIMEH (Association pour une vie meilleure). L’APUVIMEH travaille avec la communauté des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués (LGBTI) et les personnes atteintes du VIH/SIDA au Honduras. Elle gère également Casa Renacer, un refuge pour les personnes atteintes du VIH/SIDA, et dirige plusieurs projets, y compris un programme pour la prévention du VIH/SIDA et des infections sexuelles, ainsi qu'un projet pour la jeunesse. Génesis Hernández était l'une des premières à revendiquer les droits des personnes LGBTI au Honduras. Génesis Hernández était également une poétesse qui abordait les droits sexuels des femmes, y compris des lesbiennes et des femmes bisexuelles, dans ses poèmes dans le but de donner une visibilité à cette question. Elle participait aussi à de nombreuses marches pour les droits LGBTI et avait fui Tegucigalpa en raison des menaces qui pesaient contre elle. Le 18 septembre 2015, Gloria Carolina Hernández Vásquez, aussi appelée Génesis Hernández, a été enlevée et conduite dans les faubourgs de Tegucigalpa, où elle a été tuée.

Les défenseur·ses des droits humains (DDH) sont victimes d'exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, tortures et mauvais traitements, ainsi que d'acharnement judiciaire, menaces, et stigmatisation. Les journalistes, avocats, procureurs, ceux-celles qui défendent les droits des femmes, des enfants, la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et intersexuée (LGBTI), les communautés autochtones et afro-honduriennes, et ceux-celles qui défendent l'environnement et le droit à la terre sont particulièrement en danger.

Les défenseur·ses LGBTI sont doublement discriminés. Ils le sont d'abord à parce qu'ils sont DDH puis parce parce qu'ils défendent les droits LGBTI. Les journalistes sont toujours exposés à un risque croissant lorsqu'ils dénoncent les exactions. Les menaces constantes, le harcèlement et les meurtres de journalistes ont conduit nombreux d'entre eux à s'autocensurer. Depuis le coup d'État militaire de 2009, le nombre de meurtres, menaces et actes d'intimidation contre les paysans (campesinos) et les défenseur-ses de l'environnement a augmenté. Les coupables de violations contre de nombreux défenseurs de l'environnement, du droit à la terre et des populations autochtones sont souvent d'influents propriétaires terriens ou des compagnies d'exploitation forestière.

APRUMIVEH - RADIO HRD campaign in Honduras