Posted 2010/11/5

Irak: La résidence du défenseur des droits humains M. Ayad Muayyad Salih attaquée par l’armée iraquienne

Le 26 octobre 2010 à 03h30 du matin, une escouade de l’armée iraquienne a fait irruption au domicile du défenseur des droits humains M. Ayad Muayyad Salih, dans le quartier Al-Faysaleya à Mossoul, afin de l’arrêter.

Informations Complémentaires

M. Salih ne se trouvait pas chez lui au moment de l’attaque, il assistait à une conférence sur les droits humains à Erbil, organisée par le Centre des Droits Humains Nottingham.

Son père et son frère ont été arrêtés par l’armée suite à l’attaque, et depuis, ils sont placés à l’isolement. Ayad Muayyad Salih est membre actif de l’Institution Iraquienne pour le Développement, une ONG locale basée à Nineveh qui défend bénévolement les droits humains, en coopération avec d’autres organisations y compris le Bureau des Nations Unies en Irak.

M. Salih documente et dénonce les violations commises par l’armée, en particulier à Nineveh et Mossoul.

L’escouade de l’armée a fouillé la résidence de M. Salih et celle de son frère située dans un quartier différent de Mossoul. L’armée a ensuite arrêté le père de M. Salih, M. Salih Ahmed, 60 ans, et son jeune frère, M. Ra'ed Muayyad Salih, 28 ans. Elle les détient dans un lieu inconnu afin de faire pression sur Ayad Muayyad Salih pour qu’il se rende pour des raisons qui n’ont pas été révélées. Front Line pense que tout ceci est lié à son travail en faveur des droits humains.

L’escouade de l’armée n’a présenté aucun mandat d’arrêt pour les deux hommes. Le défenseur des droits humains Ayad Muayyad Salih se cache craignant pour sa sécurité.

Front Line est profondément préoccupée pour l’intégrité physique et psychologique du défenseur des droits humains Ayad Muayyad Salih, ainsi que pour celle de son frère et de son père, dont le statut et la localisation actuelle ne sont pas connus.

De plus, Front Line pense que la détention au secret des membres de la famille de M. Salih est utilisée comme moyen de pression et craint qu’ils ne soient maltraités ou torturés lors de la détention au secret. Celle-ci constitue une grave violation du droit international et accroît de façon significative le risque de torture.

Front Line condamne la conduite de l’escouade de l’armée iraquienne, qui n’a pas présenté de mandat pour la perquisition de la résidence de M. Salih, ni un mandat d’arrêt pour les membres de sa famille.

Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information