Posted 2010/10/20
Sahara Occidental: Mise à jour – le procès de sept défenseur-ses des droits humains ajourné jusqu’au 5 novembre 2010 alors que les avocats et les observateurs sont harcelés
Front Line vient de recevoir les dernières informations concernant l’affaire de sept défenseur-ses des droits humains sahraouis, y compris M. Ali Salem Tamek, M. Brahim Dahane et M. Ahmad Anasiri.
Informations Complémentaires
Le 15 octobre 2010, la Cour Criminelle de Casablanca a ajourné le procès de sept défenseur-ses des droits humains sahraouis jusqu’au 5 novembre 2010. Trois défenseurs des droits humains, M. Ali Salem Tamek, M. Brahim Dahane et M. Ahmad Anasiri, n’ont pas été autorisés à quitter la prison de Salé, où ils sont actuellement détenus, pour se rendre au tribunal. Les quatre autres accusé-es, libéré-es sous caution plus tôt dans l’année, M. Yadih Ettarrouzi, M. Rachid Sghayar, M. Saleh Lebayhi et Mme Idagja Lachgare, se sont présenté-es au tribunal.
Un représentant de l’équipe de la défense a déclaré que la nature juridique de l’affaire a été changée de « crime » en « délinquance ». Les défenseur-ses des droits humains sont accusé-es d’avoir « mis en danger la sécurité de l’Etat », une accusation qui, selon la défense, n’est basée sur aucune preuve.
Lors de l’audience, de nombreux avocats marocains, qui semblaient être contre l’autodétermination au Sahara Occidental, ont scandé des slogans et harcelé les accusé-es, leurs avocats et les observateurs sahraouis et internationaux qui ont assisté à l’audience.
En réponse à la décision de la Cour d’ajourner l’audience, Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmad Anasiri ont fait paraître une déclaration commune condamnant l’Etat Marocain pour son refus persistant à leur accorder un procès équitable. Ils ont aussi condamné la manière dont les avocats marocains ont harcelé les accusé-es et leurs représentants, ainsi que les observateurs sahraouis et internationaux. M. Ali Salem Tamek, M. Brahim Dahane et M. Ahmad Anasiri ont annoncé que, dans le but de protester contre la façon dont les autorités marocaines traitent leur affaire, et afin de souligner leur droit légitime à un procès équitable, ils feront une grève de la faim les 19 et 20 octobre 2010.
M. Ali Salem Tamek est Vice-président du Collectif Sahraoui des défenseurs des droits humains (CODESA) ; M. Brahim Dahane est Président de l’Association sahraouie des Victimes de Graves Violations des Droits de l’Homme (ASVDH) ; et M. Ahmad Anasiri est Secrétaire Général du Comité Sahraoui pour la Défense des Droits Humains à Smara. Les trois défenseurs ont été arrêtés en même temps que quatre autres défenseur-ses des droits humains, le 8 octobre 2009 à l’aéroport Mohamed V de Casablanca. Les quatre autres défenseur-ses - M. Yadih Ettarrouzi, M. Rachid Sghayar, M. Saleh Lebayhi et Mme Idagja Lachgare- ont été libéré-es sous caution en début d’année. Le 21 septembre 2010 la Cour Militaire de Rabat a annoncé qu’elle n’était pas compétente pour juger l’affaire d’Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmad Naciri.






